Le mystère de l'orientation du Voyageur

EN CONSTRUCTION !

  LE VOYAGEUR 

Par définition, le Voyageur doit pouvoir regagner son colombier le plus rapidement possible. On verra dans une autre rubrique que cette faculté a été utilisée afin de transporter des messages.

La vitesse moyenne d'un Pigeon Voyageur varie selon sa condition physique, sa motivation à rentrer chez lui, la distance à parcourir, la topographie de la région, les conditions atmosphériques, etc... D'une manière générale, on peut qu'un pigeon vole à 75 km/h. Quand les meilleures conditions sont réunis, il peut atteindre les 110 à 120 km/h. Par mauvais temps, il descend à environ 40 km/h.

[Photo Voyageur type]

 

  UN 6ème SENS ? VOYONS LES FAITS... 

Depuis toujours, les scientifiques ont essayé de percer le secret de l'orientation du Pigeon. Des résultats inconstestables ont été acquis mais d'autres sont plus controversés. Certains auront essayé de suivre des Voyageurs avec des engins volants... sans grand succès. D'autres auront fixé des balisés Argos sur le dos des Pigeons mais les données obtenues sont trop fragmentées pour être exploitables. Seule l'utilisation du système GPS reste la technique la plus prometteuse. Il permet en effet de suivre en temps réel la localisation et l'altitude du porteur de la balise. Cependant, la pose d'un tel appareil sur un pigeon pose 2 problèmes : le poids (limité à 5% d'un pigeon moyen, soit 25 grammes) et l'aérodynamisme (si l'oiseau est gêné, on risque de fausser les données).

On a remarqué que lors de pertubations magnétiques importantes (orages par exemple), les pertes de pigeons sont nettement plus sévères. Des exépriences ont été menées en isolant des pigeons dans une cage de Faraday (en fer). On note que ces pigeons, alors isolés de tout champ magnétique, se perdent. Même constat en fixant sur le dos du pigeon un simple aimant. Par temps brumeux ou couvert, les pigeons se repèrent plus difficilement, comme dans le cas de perturbations solaires.

Des chercheurs ont découvert à la base du cerveau des pigeons de minuscules granulés allongés semblables à des micro-aimants... Leur analyse chimique révèle la présence de fer, de nickel, de cuivre, de zinc et de plomb !

Grâce à un appareil miniature, des chercheurs ont mesure l'activité des neurones de pigeons devant plusieurs situations. Au passage de points de repères évident, l'activité s'intensifie ; preuve que la vue . Une expérience a mené les scientifiques à lâcher un groupe de voyageurs à 30 km au large des cotes italiennes (en pleine mer donc...). Les neurones développent alors une activité spécifique inexpliquée et contrairement à ce qu'on croyait jusqu'à présent, ils utilisent les hautes et moyennes fréquences et non les basses fréquences.

D'autres chercheurs ont aussi repéré un petit organe situé dans la partie supérieure du bec. Il est constitué de terminaisons nerveuses libres et de cellules sensorielles qui réagissent aux impulsions mécaniques et cet organe révèle aussi de petites cellules contenant du fer. Visiblement, ces petites cellules feraient pression en fonction de l'orientation du pôle Nord. 

Lorsque les pigeons ont atteint la terre ferme, sur un terrain famillier, leur activité cérébrale entre en ébullition, signe que des repères visuels entrent aussi en ligne de compte. En revanche, lors de vols en groupes, l'activité des neurones baisse. On pourrait interpréter cela en disant que chaque pigeon doit se fier sur son voisin...

Il est probable en fait que plusieurs éléments se conjuguent. Mais il reste difficile de terminer quel élément est priviligié car chaque pigeon développe ses propres factultés d'orientation.

Le sens olfactif semble jouer aussi un rôle ; des tests sont en cours.

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