Mes méthodes d'élevage

J’en vois d’ici réagir derrière leur écran d’ordinateur… Chacun développe ses propres méthodes d’élevage pour déboucher sur les mêmes buts : recherche du standard, bien-être des oiseaux, praticité pour l’éleveur.

Je n’ai absolument pas la prétention de soutenir que ma façon d’élever mes pigeons est la meilleure ; je la décris juste à titre d’information.

  Nourriciers :

Bien que je laisse parfois aux Romains l’occasion d’élever leurs propres nichées, je me garantie au moins quelques jeunes sur l’année par l’utilisation de Show Racers en tant que parents nourriciers (rôle qu’ils assurent à la perfection d’ailleurs)

Cependant, afin d’éviter de fatiguer ces parents d’adoption, je ne leur laisse qu’un seul jeune Romain. En effet, les jeunes Romains grossissent presque à vue d’œil et deviennent rapidement aussi gros que leurs parents adoptifs…

Lorsque je confie les œufs de Romains à des nourriciers, 3 solutions s’offrent à moi :

-         juste échanger avec la couvée des nourriciers (donc Show racers)

-         échanger avec la couvée d’une autre race (Frisé ou QPI) selon disponibilité

-         ne pas leur remettre d’œuf afin de provoquer une autre ponte (environ 10 jours plus tard)

  Suivi de l’élevage :  

Au départ, je n’utilisais aucun suivi. Mais, lorsque j’ai voulu exposer et que le nombre de mes pensionnaires a augmenté, tout s’est compliqué…

J’ai commencé par un simple petit carnet sur lequel je notais les dates de naissance et numéros de bague des nouveaux-nés. Je me suis vite rendu compte que cette méthode était trop basique : il me fallait plus de détails.

J’ai donc évolué vers un fichier informatique sous Excel relativement complexe dans lequel je notais absolument tout… J’avais conçu des tableaux, des formules de calculs, des statistiques, bref, beaucoup de saisie inutiles… De plus, le fait de devoir allumer le PC pour une simple date est vite devenu très pénible !

Finalement, je suis revenue au bon vieux couple cahier/crayon !

A l’usure, j’en suis arrivée à y renseigner 5 catégories :

- reproducteurs : leur identification avec n° bague, couleur, origine, date d’obtention et photo

- reproduction : dédié aux jeunes – on y retrouve les dates de pontes, d’éclosion, de bagage et n° de bague, couple d’origine ou nourricier (si besoin), couleur, sexe…

- expositions : comme son nom l’indique, j’y note les n° de bagues des jeunes passé en expo, le lieu, la date, la note obtenue et les observations des juges

- ventes/dons : dans la mesure du possible, j’aime bien savoir où vont les jeunes que j’élève. J’ai donc ici les noms et coordonnées des éleveurs à qui je les donne ou vends. Dans le cas de ventes, je renseigne le prix.

- sacrifices : on est malheureusement parfois obligé de sacrifier un jeune pour cause de maladie, malformation ou surpopulation dans la volière. J’y renseigne donc la date et la cause du sacrifice.

Les informations renseignées sur cette trame et sa mise en page ne sont uniquements données qu'à titre d'exemple :  Trame gestion d'élevage LPB 

J'imprime chaque année une trame par couple et les colle dans un simple cahier. Si vous souhaitez vous en servir, à vous de la madifier en fonction de vos besoins.

Les intérêts de suivre son élevage sont multiples. On peut par exemples connaître, en fin de saison, le nombre d’œufs pondus par couple, le nombre de petits nés, la proportion mâles/femelles, des pourcentages de couleurs sorties, le total des ventes, une note moyenne en expo pour les jeunes d’un couple, etc, etc…

On peut aussi établir des comparaisons au fils des années et ainsi repérer un couple qui vieillit, un autre dont les jeunes sont en général bien notés ou inversement…

Sur une cahier d’élevage, il est aussi utile de noter certains évènements comme les dates où on vermifuge, on vitamine, on traite ou les éventuelles visites chez un vétérinaire.

Personnellement, je mentionne aussi les dates auxquelles je nettoie le pigeonnier, les dates, prix d’achat et  date limite d’utilisation des produits liés aux pigeons. 

Mais là encore, c’est à chacun de retirer ou rajouter des rubriques en fonction de ses besoins !

  Apprivoisement :  

Je porte un intérêt tout particulier à bien apprivoiser mes adultes reproducteurs et certains jeunes…

Ainsi, on évite les coups de bec et d’ailes lorsqu’on souhaite mirer les œufs ou examiner les petits. La tâche est aussi facilitée lorsqu’il s’agit d’attraper les oiseaux dans le pigeonnier ou de le nettoyer. C’est tellement plus agréable quand il n’y pas de mouvement d’affolement !

J’ai observé que certaines personnes souhaitaient élever quelques pigeons pour leurs enfants… Ces derniers et leurs parents sont souvent étonnés de voir qu’un jeune QPI reste tranquillement posé sur leur main alors que nous discutons…

Cependant, certains pigeons sont plus difficilement apprivoisables que d’autres… Je pense notamment à une femelle Frisé qui, malgré tous mes efforts, n’a jamais accepté aucune domestication que ce soit. Je devais même prendre garde à ses réactions souvent assez violentes car le fait d’approcher ma main d’elle la rendait tellement furieuse que les œufs qu’elle couvait roulaient hors du nid !

Bien qu’elle avait un caractère de tigresse, je l’aimait bien mais elle est malheureusement morte en pondant un de ses œufs.

  Conservation des adultes :    

Un de mes principes fondamentaux : conserver les adultes jusqu’à leur belle mort… En effet, pour certains puritains, il est absurde de conserver et d’encombrer son pigeonnier d’oiseaux non rentables… Et bien moi, je passe du temps à les apprivoiser et inévitablement, je m’y attache ! Hors de question pour moi de m’en débarrasser ou même de les tuer sous prétexte qu’ils sont en retraite, surtout après ces quelques années de bonne compagnie.

Evidement, ce n’est que mon point de vue ; libre à chacun de gérer ses "vétérans" comme il le souhaite !

Ainsi, le mâle Texan dont je parle en page d’accueil,est resté près de nous 17 ans. C’est un pigeon qui est arrivé chez nous adulte d’1 an et demi.

C’est donc le record de longévité que j’ai pu avoir : 18 ans ½ !

  Sélection : 

Je dois bien l’avouer, la sélection n’est pas mon fort car, comme vous avez pu le voir, j’ai peu d’oiseaux, donc peu de choix. De plus, je m’attache à mes reproducteurs ; difficile donc pour moi de casser un couple, me débarrasser d’un sujet pour le remplacer par un autre, aussi bon soit-il…

Je pars du principe que si mes couples me sortent un bon, voire un très bon petit de temps à autre, c’est qu’ils ont du potentiel !

Les races que j’élève font partie des pigeons de structure et de forme. Les jeunes de ces groupes ont besoin d’avoir une certaine maturité afin d’être présentés en exposition sous leur meilleur jour.

Ainsi, je favorise généralement la reprise de la reproduction en janvier ; ainsi, les jeunes nés en début d’année sont bien formés, ont mué et par observation de leur comportement dans le pigeonnier, j’arrive mieux à déterminer leur sexe.

Pour des expositions programmées de novembre à février de l’année suivante, mes jeunes sont donc prêts pour une présentation optimale. La notation du juge me permet alors d’avoir un avis objectif direct sur la qualité de mon élevage…

Jeune Show racer, en septembre 2009 :  Jeune Show racer - sept 2009

Le même, 4 mois plus tard... ! : Jeune Show racer - janv 2010

Cet exemple montre bien qu'il faut parfois faire preuve de patience ! (photo TJ)

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