Santé

Comme pour tout élevage, pour le bien-être des animaux, de l'éleveur et de son entourage, l'hygiène doit être tenue afin d'éviter virus, microbes et parasites... Un nettoyage appronfondi entre plusieurs moins poussés mais plus réguliers sont indispensables. Nous reviendrons là-dessus dans la rubrique "Elevage".

Pour commencer (et dans la mesure du possible), il faut éviter d'élever plusieurs espèces ensemble, comme par exemple des pigeons et canards qui salissent rapidemment l'eau de boisson. D'autres espèces "s'invitent" comme les oiseaux sauvages, les rats et souris, les moustiques, les mouches, etc... Dans ces cas, il faut absolument déterrer la hâche de guerre et parer à toute invasion !

L'introduction de nouveaux arrivants dans l'élevage peut aussi être une source d'ennui niveau parasites et maladies. Mieux vaut donc les placer en quarantaine afin de s'assurer qu'ils ne vous apportent aucun intrus. Idem lors des retours d'expositions.

Comme nous l'avons déjà abordé dans la rubrique concernant la construction du pigeonnier, il faut éviter tout excès d'humidité et les courants d'air. Le surpeuplement est aussi à banir. La nourriture et l'eau de boissons doivent être de qualité, sans oublier les vermifuges et les vaccins.

En cas de maladie constatée dans votre élevage, rien ne remplace une consultation vétérinaire !

Dans une premier temps, nous allons aborder ici les principales affection du Pigeon puis, la "trousse de secours" minimale à avoir pour son élevage (car à partir du moment que des Pigeons sont amenés à avoir des contacts avec d'autres, comme lors d'une expo, il est nécessaire d'avoir des produits de base chez soi afin de rester autonome)

 La madadie des Eleveurs...

Il s'agit d'une affection pulmonaire provoquée par l'exposition prolongée et répétée à des subtances antigènes produites par le Pigeon (ou n'importe quel oiseau) et présentes dans les fientes et poussières de plume. Le nombre d'oiseau importe peu car suivant la sensibilité de la personne, un seul peu suffire.

Les symptômes se déclenchent environ 6 à 8 heures après l'exposition et de ce fait, la personne ne fait pas forcément le raprochement avec son passe-temps favori... Ces symptômes sont assez proches de ceux d'une grippe : toux sèche, essoufflement, fièvre, maux de tête, frisson, douleurs musculaires.

En cas de maladie constatée, le seul et unique traitement consiste à... ne plus être en contact avec des oiseaux.

 

 Principales affections du Pigeon

 Les maladies virales

Paramyxovirose (maladie de Newcasttle ou peste aviaire) :
atteint surtout les poules mais peut parfois infecter une colonie de colombidés. Observée la première fois en 1926 sur des poules en Angleterre à Newcastle (d'où son nom), puis observée en 1977 sur des pigeons en Egypte et un peu plus tard en Europe.
Cause : virus, contagion par les voies respiratoires. Très résistante car peut rester 2 ans congelé, 3 mois sur le sol du pigeonnier, 8 mois sur une coquille d'oeuf et passer l'hiver sans problème ! Sensible à l'alcool et à l'éther. Se propage aussi par l'ingestion de graines restées dans des fientes.
Symptômes : troubles respiratoires accusés, mucosités abondantes, troubles nerveux avec défauts d'équilibre, diarrhée abondante et liquide. Un Pigeon atteind boit beaucoup. Touble de la vision : le pigeon picore à coté des graines visées. Généralement, 70 à 100 % de la colonie est infectée mais certains pigeons sont plus résistants que d'autres.
Forme atténuée : les oiseaux sont porteurs sans conséquences pour eux , mais transmettent la contagion. Sous sa forme grave, mortalité importante.
Traitement curatif : aucun. Si la maladie est déclarée, un rapport vétérinaire doit être établit et pour des raisons sanitaires logiques, on procède à un abattage total de la colonie par gazage (pas de sang). Destruction des cadavres et des oeufs. Désinfection totale !
Traitement préventif : vaccination (Colombovac PMV ou Nobilis P201). Rappel annuel. Obligatoire pour toute expo et concours.

Variole :
surtout présente en régions chaudes. Maladie "saisonnière" car favorisée par la chaleur.
Cause : virus venant du milieu extérieur ambiant et suspecté par le moustique.
Symptômes : apparition de poquettes, boutons, croûtes sur les parties peu emplumées du corps (yeux, narines, bec...). Apparition de fausses membanes à la face interne du bec et à la base de la langue. Odeur nauséabonde. Troubles respiratoires. Des manifestation de Coryza et/ou de Diphtérie peuvent s'y ajouter puisqu'il s'agit du même virus.
Formes : 1) usuelle : guérison spontanée en 1 mois et demi environ. 2) forme diphtérique : possibilité de mortalité élevée.
Traitement : vaccination. Vitamines, antibiotiques + antiseptiques sur les lésions. Les poquettes disparaissent d'elles-même après assèchement sous 2 à 3 mois. Possibilité de badigeonner les poquettes avec un désinfectant pénétrant à la glycérine iodée pour accélérer le processus de cicatrisation.

Cas de variole :

Diphtérie :
Même virus que le Coryza et la Variole
Cause : conditions d'humidité et mauvaise hygiène favorables à la propagation du virus
Symptômes : apparition de fausses membranes sur le bec et le pharynx. Respiration rapide et sifflante. Plumage hérissé, bec entr'ouvert. Puis apparaît une diarrhée. Sans traitement, la mort survient en quelques jours.
Traitement : retirer les fausses membranes avec une plume ou une allumette. badigeonner avec un produit désinfectant et adoucissant. Compléter avec un traitement antibiotique adapté.

Coryza :
Cause : virus du groupe des herpès et/ou mycoplasmes. Rarement mortelle saud dans sa forme diphtérique. Contagieuse.
Symptômes : écoulement nasal sérieux, respiration ronflante, éternuements, ophtalmie, enflure des paupières, larmoiements. Les paupières peuvent se coller.
A l'autopsie, parfois lésions du foie et des reins, alvéoles pulmonaires, rate. La maladie se dévelloppe plus facilements ur de jeunes sujets que des vieux.
Traitement : non actif directement sur les virus mais agissant sur les complications microbiennes ( antibiotique tétracycline) et sur mycoplasmes ( antibiotique spyramycine, tylosine , érythromicine). Gouttes nasales désinfectantes, pommades aux yeux.
Renforcer les voies respiratoires et défenses naturelles : vitamines, sels minéraux , oligo-éléments, huiles aromatiques. Traiter régulièrement les vers, la trichomonose et la coccidiose. Les coryzas se développent sur des sujets affaiblis par d'autres maladies. Peut infecter les poules.

Dans un cas d'Adénovirose (tansmissible aux chiens - trouble de plus banal chez le pigeon : diarrhée), on peut traiter préventivement en ajoutant 5 gouttes de vinaigre de cidre par litre d'eau de boisson. Curativement, passer à 15 gouttes par litre. Normalement, la diarrhée s'atténue puis s'arrête sous 15 jours.

 Les maladies bactériennes

Parathyphose (Salmonellose) Transmissible à l'homme (forte fièvre)
Cause : salmonelles diverses. Une des maladies les plus redoutables du pigeon. Présente dans pratiquement tous les élevages mais ne se déclare pas systématiquement.

Symptômes : mortalité embryonnaire, oeufs noirs. Sur jeunes pigeonneaux : diarrhée, amaigrissement rapide, mort rapide. Sur adultes : enflures localisées aux articulations des ailes, rarement aux pattes (plutôt les races lourdes dans ce cas), mal à voler, ailes tombantes, amaigrissement, diarrhée verte plus ou moins importante, troubles nerveux de la tête et du cou, déséquilibre, torticoli, stérilité.
Traitement: isoler les sujets malades. Antibiotique tétracycline, chloramphénicol ou nitrofuranes (furazolidone,furaldatone) qui limitent les dégâts.
Autre méthode (contestée) dite "préventive" ou de "blanchiment" des sujets : utilisation d'antibiotiques ne franchissant pas les barrières intestinales (bacitracine, néomycine) + ferments lactiques. Le milieu restera contaminé si aucun vide sanitaire n'est effectué. Après guérison, mieux vaut éliminer tous les sujets présentant des séquelles. Veiller à bien désisfecter le sol et les abreuvoirs.

 Les maladies parasitaires internes

Aspergillose :  (tuberculose) Transmissible à l'homme et réciproquement
affecte l'appareil respiratoire, atteint des cas isolés.
Cause : champignon microscopique, dans des graines moisies et/ou une litière humide. Attaque les poumons, favorisé par l'humidité
Symptômes : respiration difficile et bruyante, fientes liquides, chair bleue et molle. Perte d'appétit, fort amaigrissement, abattement. Crachement de sang possible
Traitement : antibiotiques pour voies respiratoires (nystatine) et anti-cryptogammiques. Elimination de toutes moisissures dans l'environnement
. Aérer et assécher au maximum. Un diagnostique ne peut être confirmé que par des analyses en laboratoire. Un pigeon atteind qui guérit conservera des séquelles aux poumons à vie.

Candidose : (muguet)
assez rare, sujets déjà affaiblis. Maladie surnommée muguet car les lésions développées dans la bouche du pigeon évoquent cette fleur.
Cause : champignons microscopiques du tube digestif, gorge et jabot. Une ingestion d'antiobiotique peut bouleverser la flore du pigeon et permettre au champignon de se développer anormalement.
Symptômes : bec et gorge encombrés d'un "enduit" assez mou, blanchâtre (lait caillé qui se détache facilement des muqueuses et ne laisse pas de traces de lésions). Ne pas confondre avec trichomonose, résistante et trenace, laissant des traces.
Traitement : produits iodés. ammoniums quaternaires ou bicarbonate de soude ( 2/3 g p/L) ou sorbate de potassium ( 1 g /L) ou antibiotique (Nystatine
). Truc : ajouter du bicarbonate de soude à l'eau de boisson, 1 cuillière à café pour 2 litres d'eau.

Coccidiose :
les coccidies sont présentes à l'état latent dans tout élevage. Cette maladie est due à un excès de développement des coccidies (litière et graines souillées, chaleur, humidité) et est tout de même moins fréquente qu'on ne l'imagine. Elle atteint surtout les jeunes. Présente sous 3 formes : aigüe, subaigüe et chronique.
Cause : parasite protozoaire présente dans l'intestin grêle et propre aux colombidés.
Symptômes : tristesse, amaigrissement, plumage ébouriffé et terne, perte d'appétit, soif intense, diarrhée trés liquide blanchâtre ou verdâtre mais jamais sanguinolante. Retard de croissance, rachitisme, faiblesse des pattes.
Traitement : sulfamides (antibiotiques), framycétine. Traiter les casiers, les perchoirs et le sol au chalumeau. Un pigeon qui a eu la coccidiose devient vacciné et immunisé

Trichomonose :                                                                                                                                                                                                                

Très répandue, la plus fréquente rencontrée. Elle affecte surtout le tube digestif, en particulier chez les jeunes au nid. Plus redoutable que la coccidiose.
Cause : parasite protozoaire flagellé dans la salive. 
Symptômes : gorge rouge, glaires grisatres, amas blanchâtre et dur, baillements, jabot gonflé, parfois (visibles à l'autopsie) lésions du foie et de l'intestin, abcès du nombril et de l'anus, fientes huileuses et vert bouteille. Amaigrissement, soif intense, points jaunâtres dans la bouche, difficultés respiratoires. Le pigeon ne sait plus avaler et tend le cou. Les adultes peuvent en être porteurs "sains" et la transmettre.
Traitement : conditions d'hydiène strictes, dimétridazole ou ronidazole, sels d'ammonium quaternaires. Certains antibiotiques comme la tétracycline sont parfois efficaces.

Cas de trichomose :

Ornithose : (Psittacose) déclaration vétérinaire obligatoire Transmissible à l'homme, pouvant être mortelle !
attribuée aux psittacidés (perroquets), elle peut atteindre les colombidés
Cause: micro-organisme. Maladie décelable uniquement par examen en labo.
Symptômes: idem maladies respiratoires (coryza à type douteux, évolution lente, écoulement nasal huileux), surtout jeunes au nid ou sevrés, transmission par parents ou voies respiratoires. Vomissements, douleurs articulaires, soif intense. Pouls très rapide
Traitement : antibiotiques (tétracycline). Suspendre tout apport calcique. Les personnes en contact avec les animaux infectés doivent être suivis médicalement.

Vers parasites :
Ascaris : vers ronds et longs (4 à 5 cm) vivant dans l'intestin grêle mais peuvent migrer dans les poumons
Capillaires : vers fins et courts (1 cm)
Symptômes : amaigrissement, diarrhée, faiblesse générale, pseudo-paralysie, sans enflures ni perte d'équilibre, mort en cas d'infestation massive. Plumage terne
Traitement : tétramizole ou lévamizole. Vermifuger préventivement tous les mois.

 Les maladies parasitaires externes

Acariens :                                                                                                                                                                                                                              Acariose des barbes et/ou des tuyaux - maladie provoquée par des acariens qui pratiquent de très nombreuses perforations dans la barbe des plumes et/ou provoquent la cassure des tuyaux des plumes.
Gale déplumante - causée par un petit parasite dans les folicules des plumes, peau à base des plumes, surtout cou et jabot, croupion, ventre et cuisses qui se cassent à 1 ou 2 mm de la peau. Les pigeons sont alors pris de fortes démangeaisons. Perte de plumes localisée et soudaine, hors de période de mue. Traitement par insecticide, bain ou poudrage ou pulvérisation, gouttes à la peau.
Gale des pattes - assez rare. Se manifeste par des croûtes blanchâtres et peut provoquer une déformation des pattes. Les écailles s'hérissent.
Poux rouges - piquent et sucent le sang des pigeons. De couleur blanche, ils deviennent rouges lorsqu'ils sont gorgés de sang. Dangereux et difficilent à détecter car opèrent la nuit et vivent dans les fentes des murs et des installations d'élevage.

Le mieux est de disperser une poudre insecticide sur le sol et un produit sur les murs.

Pou du pigeon :

Insectes :
Nombreux sont les insectes à pouvoir parasiter les pigeons. On trouve en autres, les diptères (mouches piqueuses et se nourrissent de sang), les coléoptères (le ténébrion qui attaque plutôt les installations et le demestre qui vit dans les déchets de plumes), les phtiraptères (poux qui ne piquent pas mais se nourrissent de déchets de plumes), les hémiptères (punaises qui piquent la nuit et provoquent des démangeaisons) et les aphaniptères (puces suçant le sang).

Tique du pigeon :

 

 Les autres affections

Les intoxications :
Assez rares dans un élevage bien tenu mais peuvent avoir des causes qui lui sont extérieures. Surtout dues à des végétaux toxiques comme lupins, vesces en grande quantité, lichens, graines traités, etc... Les surdosages médicamenteux et en vitamines peuvent aussi en être la source. Les jeunes pigeons sont surtout sujets aux intoxications car ils sont tellement curieux qu'ils gouttent à tout...

Les plaies :
Désinfecter la plaie et recoudre au fil chirurgical au besoin. le pigeon est un oiseau résistant qui supporte bien ce genre d'intervention.

Les pattes ou ailes cassées :
Avec un tuyau légèrement plus grand qu'une patte de pigeon et coupé en 2, on peut fabriquer une atèle  tenue avec du scotch. On la retira 2 à 3 semaines plus tard afin de vérifier l'état de la patte.

Les carences : 
 Une fragilité excessive des coquilles d'oeufs trahit une carence en calcium et phosphore. Pour y palier on peut donner des coquillages écrasés (huîtres)

La déviation du bréchet :
On peut trouver des pigeons ayant le bréchet dévié, voire carrément tordu ou fendu. Pour des pigeons d'exposition, c'est la disqualification assurée, pour les pigeons de chair, l'aspect inesthétique est important. Ce défaut apparaît plus volontiers sur les races lourdes. Un cas isolé n'est pas à craindre mais si plusieurs se déclarent, l'éleveur doit s'alerter. Chez le pigeonneau
,
 
cette déformation peut apparaître vers l'age de 10 jours et les causes peuvent être de 4 catégories : alimentaires (déséquilibre alimentaire, stress au sein de la volière pour la quête de nourriture...), mécaniques (pigeonneaux élevés sur un élément dur comme des branches apportées par les parents, nids mal conçus...), héréditaires ou relatives à une maladie.

Picage des pigeonneaux :
Il arrive que des parents arrachent les sicots de leurs jeunes à mesure qu'ils poussent. Cela relève plutôt d'un trouble du comportement ; il faut donc éliminer ces parents "indignes". Dans certains cas, on peut observer ce phénomène sur d'autres adultes ; dans ce cas, il s'agit d'un problème de surpopulation et/ou d'agencement de la volière

La goutte :
Les symptômes de cette maladies sont bien connus mais la cause est moins bien cernée. certains pensent qu'il s'agit d'un exceès de protéines. sa forme viscérale  extériose peu de symptômes (abattement et fientes un peu crayeuse). La forme articulaire sxe traduit par des maux de patte ou  d'aile. Pour combattre cette maladie, il faut inciter les pigeons à boire et distribuer un diurétique qui favorisera l'élimination de l'acide urique responsable de la goutte.

L'aérophagie : 
Appelée aussi "gros jabot" cette maladie est une irritation de l'oesophage. Le pigeon étant gêné, il va avaler de l'air qui restera prisonnier de son jabot provoquant ainsi son gonflement. Ce n'est pas contagieux et reste assez rare. On peut essayer de faire sortir l'air en pressant dessus avec delicatesse mais si on tient à son pigeon, une intervention chirurgicale sera peut-être nécessaire, ce qui n'empêchera pas au phénomène de se reproduire.

Gonflement du cou :
Ce trouble doit être distingué de l'aérophagie. La rupture d'un sac aérien provoque le gonflement du cou mais ce n'est pas le jabot qui est enflé. On ne peut faire disparaître ce gonflement par ponction à l'aide d'une grosse aiguille. Il faut ensuite soigner une éventuelle maladie respiratoire avec des antibiotiques.

Cas de cou gonflé :

 

 La trousse de secours de l'éleveur 

Voici, dans l'idéal, ce qu'un éleveur doit avoir à disposition chez lui : 

-         1 boîte de Spartix en priorité (cachet contre la trichomose)

-         1 bon Vermifuge (plusieurs marques possibles)

-         1 antibiotique incontournable : le Baytril

-         1 anti-coccidien (contre la coccidiose)

-         Des vitamines

-         Des ferments lactiques (régénèrent la flore intestinale, conseillés après un traitement antibiotique)

-         1 insecticide (par bain, poudrage ou pulvérisation)

-         1 désinfectant incolore et indolore + du coton

 

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